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Mélissa Ferchaux, entrepreneure et avocate

Mis à jour : juil. 18

Antoine Valle est le fondateur de Rinnovo. Toutes les deux semaines, il a le plaisir d'interroger une personnalité pour son podcast Le rendez-vous des talents. Le but de ce podcast ? Donner des conseils à ceux qui ne sont pas heureux dans leur vie professionnelle. Ses invités, dirigeants d'entreprises, se confient sur leur parcours et leur vision. Antoine a souhaité donner la parole à Mélissa Ferchaux, avocate, fondatrice et associée au sein du cabinet Lexcom depuis 2010.


Retour sur ses premières années :


Mélissa Ferchaux est associée depuis 2010 en M&A au sein du cabinet d'avocats Lexcom. L'avocate dispose d'un parcours universitaire des plus classiques. Master de droit en poche, elle a passé son CAPA à Versailles. Ses premières années se sont déroulées dans le meilleur des mondes. Passée au sein des grands cabinets tels que Price, ou Auguste Debouzy, ses expériences lui ont offert une large vision de la profession d'avocat d'affaires. Ces quelques années lui ont par ailleurs permis de se constituer un réseau d'audit solide. Des rencontres d'avocats tous aussi brillants les uns des autres, ont titillé son esprit entrepreneurial. En 2010, elle décide de créer Lexcom.


Création du cabinet Lexcom


C'est le grand saut ! Mélissa Ferchaux prend soin de s'associer avec des avocats pluridisciplinaires détenant la même expérience et la même vision du business qu'elle. Un point d'honneur pour se lancer dans la création d'un cabinet selon elle. Dotée d'un esprit d'entreprise très fort, au même titre que ses associés, elle a eu la chance de constituer un bon portefeuille de clients. Si cela n'est pas chose aisée, elle persiste et admet avoir en elle une forte volonté de conseils, et une belle empathie à l'égard des personnes avec qui elle travaille. Mélissa souhaitait piloter sa carrière elle-même, tout en étant bien entourée.


Selon elle, les prérequis à une bonne association demeurent d'avoir des affinités, et un sentiment collectif très fort. « On se sent plus fort à plusieurs que seule », précise-t-elle d'ailleurs. Si être complémentaires s'avère indispensable, elle considère pour autant qu'il ne s'agit pas d'une affaire d'amitié. Dissocier la vie personnelle et la vie professionnelle lui paraissent une évidence pour maintenir une bonne relation professionnelle et travailler main dans la main. Parmi les autres qualités indissociables d'une association : le respect mutuel, évident.

Finalement, entreprendre à plusieurs ressemble peu ou prou à un mariage. Il s'agit d'une suite de concessions, de décisions, dans le but de maintenir une belle relation mutuelle.

Mélissa nous confie pourtant que parfois certains mariages connaissent des divorces. On ne peut pas toujours mettre en harmonie nos us et coutumes, et nos projets.


À la rencontre de l'Alchimie


La vie d'une entreprise est faite d'étapes. Et si certaines associations ne sont pas probantes, d'autres sont évidentes. En 2012, Mélissa Ferchaux décide de garder les rênes de Lexcom aux côtés de Sonia Bonnabry. Selon elle, elles ont de nombreux points communs et une vie professionnelle similaire. C'est dans un respect mutuel et avec en tête le même projet et les mêmes envies, qu'elles garantissent le succès à Lexcom. Mélissa Ferchaux gère plutôt la partie droit des affaires, tandis que Sonia Bonnabry s'attèle davantage au droit fiscal. À ce jour, leur équipe est complétée de 3 collaboratrices.


La question féminine dans l'entrepreneuriat


Vous l'avez sans doute constaté, Lexcom est un cabinet féminin. Les fondatrices font d'ailleurs partie du réseau d'affaires au féminin (est-ce cela?). Sans diaboliser la gente masculine, pour laquelle elle reconnaît d'ailleurs de nombreuses qualités en tant qu'avocats, Mélissa accorde de l'importance à l'entreprenariat au féminin. Elle constate que la majorité des cabinets sont dirigés par des hommes. Elle prouve avec Lexcom, que les femmes peuvent s'affranchir de cette tendance, et notamment dans le droit des affaires. En effet, ce secteur juridique comprend davantage d'hommes que de femmes. Heureusement, la profession évolue. Les femmes issues du droit des affaires tendent à repousser leurs limites et leurs barrières. Créer son propre cabinet lui a permis de mieux s'affirmer.


Recrutement : quels critères prévalent ?


Mélissa Ferchaux admet accorder de l'importance à la formation et au diplôme. Ce bagage commun à tous dans la profession, est un prérequis. Pour autant, la personnalité des candidats occupe une place primordiale. Une fois les prémisses de l'entretien effectués (sur les expériences et la formation notamment) Mélissa souhaite mieux cerner les personnalités. Si elle accorde autant de considération à la personnalité, c'est parce qu'elle estime qu'un recrutement représente un partenariat. Collaborateurs et associés sont amenés à travailler de longues heures ensemble, une sympathie et une synergie s'avèrent donc essentielles.


Entretiens : les conseils de Mélissa Ferchaux


Selon l'associé de Lexcom, les candidats doivent préparer leur entretien en amont. Arriver en touriste est exclu, tout comme la familiarité. Au cours d'un entretien, elle accorde de l'importance à la fluidité et au lead que prendra ou non le candidat. Selon elle, il ne faut pas se contenter de répondre aux questions, en poser revêt son importance pour montrer son intérêt. Se présenter, ou prendre des initiatives lors de l'entretien, représente donc des atouts. Antoine Valle, fondateur du cabinet de recrutement Rinnovo, ajoute qu'il ne faut pas hésiter à parler de ses goûts personnels lorsqu'on se livre en entretien et que l'on donne de soi.


Comment attirer les candidats ?


Mélissa affirme que les collaborateurs qui travaillent chez Lexcom bénéficient en un sens d'une formation. Ils prennent part à l'ensemble des opérations du cabinet et participent aux décisions communes. Cet aspect selon elle, très formateur, est un atout lorsqu'on entame une étape de sa carrière chez Lexcom. La rémunération fixe et les bonus attribués aux collaborateurs sont également un critère pour attirer les candid ats. Au même titre que les collaborateurs participent aux décisions, ils sont logiquement récompensés à la fin de l'exercice fiscal. Selon elle, il est nécessaire d'être transparent sur les facturations et les gains qu'un cabinet engendre. Pour ce qui est de l'équilibre vie privée et vie professionnelle dont rêvent les nouvelles générations, l'avocate entend ces exigences. Il faut savoir donner un coup de collier lorsque c'est nécessaire, mais également lever le pied à certains moments. Elle accorde de la confiance et de la souplesse à ses collaboratrices, et leur permet de s'organiser comme elles le souhaitent, tant que les résultats sont là. Pour arriver à cet équilibre et dépasser le conflit vie pro vie perso, il convient également de s'entraider.



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