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Legal tech : qui sont-elles ?

Dernière mise à jour : 26 août 2021


À mesure que les technologies évoluent, les professions n'ont d'autre choix que d'évoluer elles aussi. Le droit n'y échappe pas. Si le domaine juridique demande une grande expertise à ses professionnels, certaines start-ups ont pris le pari de moderniser le droit. Leur mission ? Le rendre accessible à tous et faciliter les démarches juridiques, parfois longues et coûteuses. Aujourd'hui, on dénombre plus de 200 legaltech en France. En 2019, 52,1 millions d'euros ont été levés. Si la crise semble avoir ralenti les levées de fonds, les entreprises ayant des besoins juridiques paraissent enclines à prendre le virage de l'innovation.





Définition : la legaltech, une start-up pas comme les autres


Une legaltech, au sens propre technologie juridique, s'avère une évolution importante dans l'écosystème juridique. Profitant du phénomène de dématérialisation, ces start-up de la tech tendent à offrir des services juridiques accessibles plus facilement. Entreprise innovante, sa première particularité est de permettre l'automatisation des services. Dotées d'intelligence artificielle, les solutions proposées par ces jeunes entreprises permettent un gain de temps et d'argent considérables. De nombreuses levées de fonds ont permis l'essor de ces entreprises juridiques 2.0.

Nombreuses aujourd’hui r, elles donnent plus de liberté aux entreprises souhaitant se délester de la question juridique, ou encore à l'entrepreneur qui n'a pas les moyens de s'offrir un avocat pour contractualiser sa création d'entreprise. Si les CEO des legaltech représentent davantage des profils de juristes, ces petites PME ont compris que recruter des data scientist et spécialistes du digital n'était pas un luxe.

Les services proposés par ces sociétés juridiques technologiques sont multiples et ne cessent de croître :


  • Aide à la création d'entreprise en ligne : microentreprise, SARL, SAS, etc.

  • Génération de modèles d'actes juridiques ou de contrats personnalisables.

  • Mise en relation avec des professionnels du droit : avocat, juges, notaires, etc.

  • Règlements de litiges en ligne (lettre d'huissier, constat amiable, etc.).

  • Assistance en ligne : base de données, conseil juridique, ou plateforme d'informations, etc.

À qui s'adressent les Legaltech ?


  • Professionnels du droit : avocats au barreau ou juristes souhaitant un support digital, afin de consacrer plus de temps aux tâches à plus forte valeur ajoutée.

  • PME & start-up : nombreuses sont les entreprises qui ont compris que leur croissance allait de pair avec transformation digitale. S'équiper d'une solution de legaltech s'avère un investissement et un réel accélérateur.

  • Grands groupes : si les services juridiques sont souvent de taille importante, les solutions offertes par ces start-up sont un plus et font partie intégrante de la transformation digitale des entreprises.

  • Auto entrepreneurs : il peut être parfois difficile de se lancer dans l'entrepreunariat et de réaliser les premières démarches juridiques. L'accompagnement d'une legaltech facilite considérablement la vie des jeunes entrepreneurs.

Attention : les legaltech n'ont pas vocation à remplacer les métiers juridiques. Elles contribuent à les faire évoluer et à faciliter la vie des entreprises. Le droit étant un domaine complexe, certaines actions demandent à être contrôlées et accompagnées par des personnes physiques (avocats, conseils, etc.)


Les Legaltech à suivre :


Si l'on en compte plus de 200 aujourd'hui en France, certaines se démarquent. Elles proposent des business-model diversifiés et innovants. S'il est difficile d'en faire une sélection exhaustive, Rinnovo, expert en droit et fin observateur des nouvelles technologies a souhaité en souligner certaines et présenter leurs innovations.


Legalstart, la chef de file

À ce jour, Legalstart demeure la legaltech ayant levé le plus de fonds en France. 18 millions, c'est la somme confiée à cette jeune pousse en 2019. Legalstart est une plateforme dédiée à la création et la gestion d'entreprise. Outre l'aide à la création de statuts, elle permet également d'être mis en relation avec un avocat.


Hyperlex, la gestionnaire de contrat

Avec pour signature "connectez le juridique au business", Hyperlex fait le pari d'accompagner ses clients (entreprises de toutes tailles) dans toutes leurs démarches de contractualisation. La start-up propose des modèles de formulaires conformes aidant à la rédaction de contrats légaux. Hyperlex a su faire preuve d'adaptabilité pendant le confinement, et a mis en place un service de validation et de signature de contrat à distance. Une intelligence artificielle intégrée permet d'analyser les contrats d'une société et de l'aiguiller dans la prise de décision.


Doctrine, la bible virtuelle des juristes


Cette jeune entreprise française est par définition un outil de veille juridique digital, apparenté à un moteur de recherche. La société juridique technologique Doctrine s'adresse aux professionnels du droit comme aux justiciables. Il permet de mieux contextualiser les dossiers des clients, et de rendre intelligible l'ensemble des informations juridiques. Le Big Data et le machine learning offrent la possibilité à ce puissant outil d'accompagner et d'affiner les stratégies juridiques.


Testamento, révolutionne le testament


Cette société se revendique plateforme d'anticipation de la succession. Facilitant la rédaction de testament, Testamento met également en relation les clients avec les notaires pour la réalisation de testament. Souvent délaissé ou réalisé de façon individuelle, cette legaltech tend à aider la rédaction de ce document primordial. La société va plus loin et génère même des modèles de testaments à compléter.


Quaidesnotaires.com, la dématérialisation notariale


La start-up juridique française offre un service porteur d'innovation : la dématérialisation des services et procédures notariales. Les clients n'ont pas affaire à une IA mais bien à un notaire à distance. La plateforme est accessible 7 jours sur 7 et 24h/24, et permet un accès simplifié à l'évolution de son dossier.


reciTAL, l'automatisation des processus juridiques

Cette legaltech française est un éditeur de logiciel de traitement automatique des documents. Doté d'algorithmes de reconnaissance visuelle et du langage fonctionnant avec du deep learning, l'outil automatise les processus d'extraction, de catégorisation et de recherche au sein de documents et d'emails.

Les legaltech en quelques chiffres :

78,3 % : c'est la proportion de start-ups issues de la legaltech qui ont vu le jour entre 2016 et 2019.

57,8 % des jeunes entreprises génèrent moins d'1 million d'euros de CA annuellement.

14,3 millions d'euros, c'est la somme levée en 2020 par 7 start-ups malgré la crise Unlatch (5;2M), reciTAL (3,5M), Quai des notaires (1,7M), Rubypayeur (1M), Juri'Predis (1M), FoxNot (1M) et Demander Justice (1M).

Source : étude menée par Wolters Kluwers et Madyness

Les legaltech font désormais partie du paysage juridique français. Indéniablement, elles apportent leur pierre à l'édifice dans l'évolution inévitable du droit. De plus en plus sujettes à des levées de fonds, de nombreuses start-ups, toutes plus innovantes les unes des autres, voient le jour chaque année et révolutionnent la profession. Rinnovo accompagne les legaltech à dénicher de nouveaux talents. Pour en savoir plus, contactez notre cabinet de recrutement.


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