Être valorisé au travail : est-ce plus important que d’exercer un métier prestigieux ?
- antoinevalle
- 31 août
- 2 min de lecture
Le prestige d’un métier et la reconnaissance que l’on reçoit en l’exerçant ne vont pas toujours de pair.
Un emploi peut être socialement valorisé sans que la personne qui l’exerce se sente elle-même reconnue.
À l’inverse, un travail moins prestigieux peut apporter davantage de satisfaction lorsqu’on s’y sent utile et apprécié.
Alors, qu’est-ce qui compte le plus ?
Un professionnel expérimenté qui ne trouve plus d’emploi
Je me suis récemment posé cette question en écoutant un candidat expérimenté me raconter son parcours.
Il a 25 ans d’expérience dans un métier qualifié et reconnu.
Ses candidatures restent sans réponse et ses rares entretiens ne débouchent sur rien.
Il a donc fini par accepter un travail dans un tout autre secteur, moins prestigieux socialement.
Un métier moins valorisé, mais davantage de reconnaissance
Dans ce nouvel emploi, la situation est très différente.
Ses collègues l’apprécient.
Ses supérieurs le félicitent.
Il se sent utile et reconnu pour son travail.
Autrement dit, son nouveau métier est peut-être moins valorisé socialement mais lui-même l’est davantage.
Pourtant, il continue à considérer son ancienne profession comme son « vrai métier » et souhaite retrouver un poste dans ce domaine.
Pourquoi sommes-nous attachés au prestige de notre métier ?
Cette réaction est compréhensible.
Après 25 ans d’expérience, un métier ne constitue pas seulement une source de revenus.
Il fait partie d’un parcours, d’une expertise et parfois même de l’image que l’on a de soi.
Changer de domaine peut alors donner le sentiment de renoncer à une partie de son identité professionnelle.
Le regard des autres joue également un rôle.
Certains métiers bénéficient d’une reconnaissance sociale plus importante que d’autres.
Mais cette reconnaissance extérieure suffit-elle à rendre le travail satisfaisant ?
La reconnaissance au travail compte aussi
À salaire égal, je crois que je préférerais exercer un métier peu valorisé dans lequel je serais reconnu plutôt qu’un emploi prestigieux dans lequel je serais peu considéré.
La reconnaissance professionnelle peut prendre des formes très simples :
être félicité pour son travail ;
sentir que ses compétences sont utiles ;
être écouté par ses collègues et ses responsables ;
constater que son travail est apprécié ;
avoir le sentiment d’occuper une véritable place dans l’organisation.
Ces éléments influencent directement la manière dont on vit son travail au quotidien.
Prestige du métier ou satisfaction professionnelle ?
Le prestige d’un métier peut évidemment compter dans un choix de carrière.
Mais il ne dit rien, à lui seul, de la satisfaction que l’on éprouvera à l’exercer.
À long terme, d’autres éléments peuvent devenir tout aussi importants :
la reconnaissance ;
la qualité des relations professionnelles ;
le sentiment d’utilité ;
la considération accordée par l’employeur ;
le plaisir de travailler.
Un métier valorisé et un travail dans lequel on se sent valorisé sont donc deux choses différentes.
En résumé
Le prestige d’un métier et la reconnaissance professionnelle ne vont pas nécessairement de pair.
Un emploi socialement valorisé peut être source d’insatisfaction lorsque l’on s’y sent peu considéré.
À l’inverse, un métier moins prestigieux peut apporter une réelle satisfaction lorsque l’on y trouve reconnaissance et utilité.
Au moment de faire un choix professionnel, il est donc utile de se demander non seulement quelle valeur on accorde au métier, mais aussi quelle valeur le travail nous accorde.

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