Recrutement : la technologie est-elle plus fiable que l'humain ?
- antoinevalle
- il y a 2 jours
- 2 min de lecture
La technologie dans le recrutement est souvent critiquée.
On lui reproche de déshumaniser les échanges, de multiplier les réponses automatiques ou encore d'écarter certains candidats de manière trop mécanique.
Pourtant, il arrive que la technologie fonctionne mieux que l'organisation humaine.
Une expérience révélatrice
Un candidat m'a récemment raconté son expérience.
Il avait postulé à un emploi au sein d'une entreprise reconnue.
Le processus de recrutement était entièrement digitalisé.
Tout s'est déroulé de manière fluide :
la candidature était simple à déposer ;
les informations étaient claires ;
la convocation à l'entretien est arrivée rapidement.
Jusqu'ici, rien à redire.
Lorsque l'humain prend le relais
Le jour de l'entretien, une dizaine de candidats se sont présentés.
Personne ne les a accueillis.
Ils ont attendu longtemps, sans la moindre explication.
Finalement, plusieurs sont repartis sans avoir rencontré qui que ce soit.
Ce qui m'a frappé dans ce récit, c'est le contraste.
Toute la partie automatisée du recrutement avait parfaitement fonctionné.
Le processus s'est grippé au moment où une intervention humaine était nécessaire.
La technologie n'est pas toujours le problème
On entend souvent que les outils numériques déshumanisent le recrutement.
Cette critique est parfois justifiée.
Mais l'exemple précédent montre que les dysfonctionnements ne sont pas toujours imputables à la technologie.
Un logiciel peut envoyer une convocation à l'heure prévue.
Il peut transmettre des informations précises.
Il peut rappeler un rendez-vous.
En revanche, il ne peut pas compenser une mauvaise organisation ou un manque de considération pour les candidats.
Le recrutement repose sur deux dimensions complémentaires
Opposer la technologie à l'intervention humaine n'a sans doute pas beaucoup de sens.
L'une permet de gagner en efficacité, en rapidité et en fiabilité.
L'autre apporte ce qu'aucun outil ne peut remplacer : l'écoute, le dialogue, l'explication et la capacité à créer une relation de confiance.
Les meilleurs processus de recrutement ne reposent ni exclusivement sur la technologie ni uniquement sur l'humain.
Ils savent associer l'efficacité de l'une aux qualités de l'autre.
En résumé
La technologie n'est pas toujours responsable des mauvaises expériences de recrutement.
Il arrive même qu'elle soit la partie la plus fiable du processus.
Les difficultés apparaissent parfois lorsque l'organisation humaine prend le relais.
L'enjeu n'est donc pas de choisir entre la technologie et l'humain mais de faire en sorte qu'ils se complètent au bénéfice des candidats comme des employeurs.

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