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  • antoinevalle

Pourquoi recruter des salariés boomerang, ces employés qui ont quitté votre entreprise ?

Et si le départ de vos anciens employés n’était pas un adieu définitif mais un simple au revoir ? Il s’agit d’une réalité dans le contexte professionnel actuel : nombreux sont les collaborateurs à revenir frapper à la porte de leur ancien employeur. D’après le Baromètre LinkedIn de l’emploi, les salariés boomerang français étaient 2,38 % en 2022.


Depuis le phénomène de la Grande démission, les réembauches ne cessent de croître, avec une augmentation de 36 % ces trois dernières années. Des motivations profondes poussent d’anciens collaborateurs à réintégrer leur ancienne entreprise.


Ce retour aux sources apparaît comme un avantage stratégique à exploiter pour les entreprises, notamment dans un contexte de guerre des talents. Le cabinet de recrutement Rinnovo décrypte le phénomène des salariés boomerang et vous explique ce que vous avez à gagner en intégrant vos anciens employés.


Salarié boomerang qui se dirige vers son ancienne entreprise pour un nouvel emploi

Ces salariés qui partent pour mieux revenir dans leur ancienne entreprise


L’herbe est-elle réellement plus verte dans les autres entreprises ? Selon les chiffres de l’enquête menée par le groupe UKG, spécialisé dans les Ressources Humaines, six collaborateurs français sur dix déclarent qu’ils étaient plus épanouis dans leur ancien emploi et qu’ils éprouvent aujourd’hui des regrets. Si l’occasion se présentait, 65 % d’entre eux désireraient d’ailleurs revenir dans leur ancienne entreprise.


Une décision trop hâtive ?


D’après cette étude, les salariés boomerang partagent des points communs. Ils ont plutôt un profil senior. Les managers reviennent en nombre dans leur ancienne entreprise et le phénomène concerne 32 % des cadres. La plupart semblent avoir fait preuve d’indécision et d’empressement. Un tiers des employés ayant démissionné déclare avoir eu du mal à partir. Et 64 % éprouvent la sensation d’avoir quitté leur emploi trop précipitamment. Notez que les hommes sont deux fois plus concernés que les femmes.


Quels facteurs ont pu motiver cette décision ?


De nombreux motifs ont pu pousser ces anciens collaborateurs à démissionner. Une quête d'évolution professionnelle ou de promotion, un besoin de se confronter à des défis plus stimulants ou d’acquérir de nouvelles compétences ont pu motiver ce choix. Des facteurs tels qu’une charge de travail importante, un manque de reconnaissance, ou des relations crispées entre collègues et supérieurs, ont pu pousser ces salariés à quitter le navire.


Bien entendu, une rémunération ou des avantages insatisfaisants ont pu mener ces salariés déçus à explorer d'autres pistes. Certains employés ont sans doute imaginé qu’ils trouveraient ailleurs un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Si leur emploi n’offrait pas cet équilibre, cela a pu favoriser leur désengagement et motiver leur décision.


Auraient-ils pu faire le choix de rester dans leur entreprise ?


D’après l’enquête d’UKG, plusieurs actions auraient pu retenir ces salariés boomerang avant leur départ. Une partie d’entre eux aurait aimé que leur manager ou leur employeur tente de les retenir.


Cela aurait pu se traduire par :

  • l’augmentation de leur avantages, pour 28 % ;

  • la proposition d’une promotion ou d’un nouvel intitulé de poste, pour 25 % ;

  • l’allégement de leur charge de travail grâce au recrutement de nouveaux collaborateurs, pour 24 % ;

  • plus de flexibilité en matière de télétravail, pour 24 % ;

  • davantage d’autonomie dans leurs fonctions, pour 20 %.



Pourquoi le phénomène des salariés boomerang est-il en pleine croissance ?


La crise sanitaire de la Covid a joué un rôle significatif dans le phénomène des salariés boomerang. Si les vagues de démissions n’ont pas touché la France autant que les États-Unis, nombreux sont les collaborateurs à avoir franchi le pas et poussé la porte d’une nouvelle entreprise.


Ancienne entreprise, nouvelles occasions professionnelles


Cependant, de nombreux employés ont reconsidéré leur choix quelques années, voire quelques mois plus tard, en comprenant que la culture de leur ancienne entreprise correspondait davantage à leurs attentes et motivations professionnelles.


C’est pourquoi de plus en plus de candidats n'hésitent plus à rétablir le contact avec les entreprises dans lesquelles ils ont déjà travaillé. Certains se voient d’ailleurs proposer des évolutions de poste, parfois avec des conditions salariales plus avantageuses, et une possibilité de renégocier leur salaire.


D’anciens talents en position de force


Certains domaines d’activité restent en tension, ce qui conduit à plus de flexibilité dans les pratiques de recrutement. Dans ces secteurs, les candidats sont davantage en position de force vis-à-vis des employeurs. S’ils décident de partir, ils ont le pouvoir éventuel de revenir.

Néanmoins, la réembauche n’est pas un pari gagné d’avance. Tout dépend bien entendu des conditions dans lesquelles les anciens salariés ont organisé leur départ par le passé.


Un nouveau paradigme dans la relation employé-employeur


Les relations entre employeurs et employés ont également évolué. Les Echos soulignent que les conditions de départs sont « plus apaisées qu’elles n’ont pu l’être autrefois. » Les employeurs ne s’attendent plus à ce que leurs salariés fassent toute leur carrière dans leur entreprise. Ils placent moins d’affect dans les démissions.


C’est pourquoi ils sont davantage partie prenante lorsqu’il est question de réintégrer leurs meilleurs éléments. D’après les chiffres révélés par UKG, 62 % des salariés qui sont partis pensent avoir des chances de rejoindre leur ancienne entreprise.


Mais seul un employé sur quatre s’est réellement rapproché de son ancien employeur. Dans cette configuration, il apparaît clairement que les employeurs et les managers doivent faire le premier pas, ou du moins laisser la porte entrouverte à celles et ceux qui souhaiteraient revenir.


De l’importance du processus d’offboarding


Dans un tel contexte, vous comprenez quel rôle peut jouer un processus d’offboarding bien conçu. Il est désormais capital que les entreprises maintiennent des relations cordiales avec leurs anciens collaborateurs. C’est la garantie de faire rayonner leur marque employeur, mais aussi de fidéliser leurs talents, y compris les démissionnaires susceptibles de reprendre contact.



Les avantages liés au recrutement d’anciens salariés


Les salariés boomerang constituent une ressource précieuse pour les entreprises. Favoriser leur retour reste une stratégie de recrutement gagnante. Cela peut faciliter le travail des Ressources Humaines, tout en renforçant l’esprit d’équipe et en redorant le blason de votre marque employeur.


Une intégration facilitée dans l’entreprise


Les anciens collaborateurs possèdent une connaissance approfondie de la culture et des processus de l'entreprise. Ils sont familiers de ses codes et de ses attentes. Cela facilite grandement leur onboarding, ou intégration, au sein des équipes. Ils s'adaptent donc plus aisément, d’autant plus qu’ils retrouvent leurs anciens collègues. Cette intégration accélérée leur permet de reprendre le travail de manière efficace et d’être rapidement productif. 


Des salariés capables d’offrir un nouveau regard


Les salariés boomerang sont plus compétents qu'auparavant car ils ont acquis une expérience supplémentaire. Leur séjour dans une autre entreprise leur a permis de développer de nouvelles compétences et une expertise plus pointue dans leur domaine. De plus, ils ont pu approfondir certaines soft skills, telles que l’adaptabilité ou la résolution de problèmes.


Ces employés reviennent donc dans leur ancienne entreprise avec un bagage professionnel plus important. Ils peuvent répondre à de nombreux défis et offrir des perspectives rafraîchissantes sur des projets existants.


Une meilleure rétention des talents


En réengageant des salariés boomerang, une entreprise renforce sa capacité à retenir les talents. S’ils ont choisi de revenir, cela prouve bien que les collaborateurs éprouvent un fort attachement pour l’entreprise et ses valeurs. Ils risquent moins de prendre le large sur un coup de tête, puisqu’ils sont déjà revenus sur leur décision.


Cette fidélité potentielle peut influencer positivement les autres membres de l'équipe et les pousser à réfléchir à deux fois avant de remettre leur lettre de démission aux Ressources Humaines. Cela renforce la stabilité de l'organisation, réduit le taux de turn-over, et consolide la cohésion au sein des équipes.


Plus d’engagement dans les missions


Le retour des anciens salariés témoigne d'une volonté réelle de contribuer activement à la réussite de l'organisation. Il y a fort à parier que leur niveau d'engagement dans les missions soit plus élevé. Concrètement, cet engagement se traduit par une implication proactive dans les tâches et les projets.


La plupart des salariés boomerang souhaitent démontrer leur valeur ajoutée, partager les connaissances acquises pendant leur absence et s'investir pleinement dans leurs missions. Un tel niveau d'engagement peut apporter un souffle nouveau dans les équipes, encourager la collaboration et stimuler la productivité.


Une culture d’entreprise mise en valeur


La réintégration d’anciens salariés démontre la valeur et la solidité de la culture d’entreprise. Elle a su marquer positivement des collaborateurs démissionnaires au point de les attirer à nouveau. Par ricochet, cela influence positivement leurs collègues et renforce l'adhésion collective à cette culture d'entreprise.


Autrefois en marge, le phénomène des salariés boomerang constitue une réalité dans le paysage professionnel actuel. Les entreprises qui cherchent à consolider leurs équipes, à renforcer leur culture d'entreprise et à accroître leur efficacité opérationnelle ont tout intérêt à réintégrer leurs anciens talents. Vous désirez être accompagné dans vos processus de recrutement ? Le cabinet Rinnovo vous propose de nombreuses solutions. Contactez-nous.

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